Itinéraire : ligne générale

- Cap au nord
Dos à la porte d’entrée de l’hôtellerie, repérer l’orientation de l’allée et du passage piétonnier. Repérer aussi, un peu vers la gauche, la petite éminence boisée fermant l’horizon. Ce sont les Rocs de la Caïre que l’on visitera en une heure et demie environ de marche effective, le temps de planer n’étant pas comptabilisable.
Détails du cheminement en fin de texte.
Les commentaires des photos synthétisent les observations notées dans l’article La Marie-Madeleine de la Sainte Baume.
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1 – Le vaste plan de terre cultivée, entre la forêt et la route, est une argile produite par la décalcification du calcaire. La Sainte Baume fait ici une démonstration de ses capacités génésiques.

2 – La haute falaise dans laquelle s’inscrit la baume, une centaine de mètres en dessous du sommet, oppose sa verticalité au regard du spectateur.
Impérieuse dimension transcendantale. « La grotte de sainte Marie-Madeleine a une situation si cachée, si aventureuse et sauvage que j’ai cru que Dieu tout puissant l’y avait fait conduire par ses anges, car sinon personne n’aurait pu la trouver » écrit en 1474, un pèlerin allemand saisi par l’horreur sacrée.
La haute barrière parle aussi à l’incroyant. D’une part elle joint la Terre au Ciel, de l’autre elle sépare le pays côtier de celui des collines. Or, joindre (réunir, relier, autoriser…) et disjoindre (trier, séparer, interdire,…) sont deux opérations essentielles de l’intelligence humaine. Elles lui permettent de découper l’univers en catégories opposables et, par là, de le comprendre.
Cette montagne donne à penser. Et depuis longtemps. Depuis que notre cerveau est devenu sapiens, il y a quelques dizaines de milliers d’années.
3 – La frontière tenue par la Sainte Baume ne fonctionne pas seulement sur le plan spatial mais aussi dans les domaines de la météorologie et de la végétation.
Au sud, il tombe en moyenne six cents millimètres de pluie par an. Une pauvre végétation de garrigue et de landes laisse percer le squelette rocheux.

Au nord, sous la falaise, les précipitations dépassent le mètre [1] ! Elles nourrissent la forêt de chênes pubescents et de pins sylvestres puis, plus haut, de hêtres, inattendue à proximité de la Méditerrannée.
On comprend que cette montagne ait toujours abrité des divinités. Le sacré d’un lieu naturel a toujours un rapport avec un aspect extra-ordinaire par lequel ce lieu, se distinguant, se séparant de son environnement, provoque l’étonnement, l’émotion esthétique et l’interrogation métaphysique.
On comprend aussi que Marie-Madeleine ait élu domicile ici. La configuration de la Sainte-Baume favorise l’expression de ses aptitudes transfrontalières. Comme si la montagne et la sainte jouaient la même partition.
Ce tour d’horizon récapitulatif achevé, revenons à ce que nous avons sous les pieds, aux Rocs de la Caïre.
Le phénomène karstique se manifeste ici par des lapiaz et des « tournes » (gouffres) nombreux et profonds.
On les trouvera au prix d’une petite percée dans la yeuseraie, le long de la piste, ou en bas, à proximité de la « Chapelle des adieux » (surmontée d’un calvaire). Cette zone réunit un grand nombre de ces avaloirs qui alimentent les nappes et rivières souterraines.
Ceci dit, tout le plateau du Plan-d’Aups forme une vaste éponge.
Itinéraire détaillé
Dos à la porte d’entrée de l’hôtellerie, repérer l’orientation de l’allée et du passage piétonnier qui lui fait suite. Repérer aussi, un peu vers la gauche, la petite éminence boisée fermant l’horizon : les Rocs de la Caïre. On les atteint aisément, sur de larges pistes du feu (DFCI), par un zig à gauche (vers l’Ouest), suivi d’un zag vers la droite (Est).
Conservant la direction repérée (plein nord) traverser la zone nue (parc de stationnement) pour atteindre la lisière de la chênaie. Sur les premiers chênes rencontrés on trouvera le balisage vert (en rouge sur la carte…) que l’on suit.
Après une centaine de pas : un sentier balisé en bleu bifurque vers la gauche. Le suivre sur 300 pas environ jusqu’à couper une piste DFCI orientée Est Ouest.
La suivre vers votre gauche (Ouest) ; rejoindre en 15 minutes une seconde piste DFCI (Fléchage : S 34) qui coupe la précédente. La suivre à main droite (Est). Elle coiffe la crête au réservoir (point côté 772) que l’on atteint en 30 minutes environ. (Retourner au point de départ par le même itinéraire.)
Se reporter à la fiche itinéraire si l’on veut enchaîner avec le retour par le vallon de Castelette.
Repères topographiques
Se reporter à l’article La Marie-Madeleine de la Sainte Baume.


